JEUDI

12 mai 2016

 

 

 19 h - Vernissage de l’exposition

« Cellules dormantes »

de Said Afifi

 

« Nous sommes arrivés à l’ile d’Örö le 14 décembre 2015. Nous avons été immédiatement fascinés par les constructions militaires russes des première et deuxième guerres mondiales : nous étions là bas pour une résidence de création, l’artiste suédoise Hanna Nielsen et moi-même. L’île est caractérisée par des architectures militaires assez brutalistes, des bunkers, des abris militaires, des stations de systèmes de défense et des radars de localisation à distance. Actuellement, l’armée finlandais exploite encore le lieu pour ses activités d’entrainement, mais de moins en moins. Le gouvernement et l’opinion publique veulent faire du lieu un complexe touristique et naturel, mais aussi humain et culturel.

Une grande partie du patrimoine architectural militaire avait été construit par des prisonniers chinois au début du siècle précédent. Nous nous trouvons devant les traces de la violence et de drames perpétrés, encore une fois, par des hommes. Les abris militaires étaient conçus pour procurer aux soldats une certaine sécurité. Paradoxalement, ce n’est pas ce qu’on ressent face à ces vestiges.

L’exposition « Cellules dormantes » revisite ces lieux dans une optique entièrement singulière et fantasmée, voire même science-fictionnelle, traverse cette architecture à caractère militaire et des images d’après la disparition de l’Homme. C’est une sorte de dystopie banalisée, qui interroge l’absurdité des hommes que nous sommes. »

Né en 1983 à Casablanca, Saïd Afifi vit et travaille à Casablanca. Jouant avec les codes de l’architecture postmoderniste poussés à leur paroxysme, les oeuvres de Said Afifi se lisent comme autant de projets utopiques et/ou dystopiques annonçant une ère apocalyptique où le béton règne en maître. Qu’il s’agisse d’installations interactives, de photographie ou de vidéo, les travaux de l’artiste procèdent une esthétique froide et léchée, laissant transparaître une grande maîtrise technique forgée dans le domaine des jeux vidéos.

 

 

Institut français de Casablanca

EXPOSITION

 

 

 20 h 30 – « Décibel »

par Fred Nevché

 

Frédéric Nevchehirlian, « Nevché », trace une route sinueuse et singulière entre rock, slam et chanson. Un nom compliqué, un genre indéfinissable, une démarche de développement artisanale et militante. Son dernier album, « Rétroviseur », est le récit sans compromis, abrupt et romantique d’une adolescence à Marseille. Il présentera à Masnaâ une performance inédite, un long poème écrit entre Marseille et Casablanca. Intitulé « Décibel », ce nouveau texte est une rêverie, une traversée des villes et des campagnes, à la lumière des écrans des tactiles, entre manifeste et virulente critique du désenchantement de l'époque.

 

Institut français de Casablanca

PERFORMANCE

 

 

 21 h - Othman El Kheloufi /

Abdellah M. Hassak

 

Ce duo entre Othman El Kheloufi et Abdellah M. Hassak est le fruit d’une résidence de création et d’expérimentation des deux artistes à l’IFC explorant le thème de la transformation et croisant plusieurs disciplines (musique, arts visuels, performance).

Avec son son électro-ethnique unique, Abdellah M. Hassak, est aujourd’hui connu pour combiner musiques traditionnelles du Maroc, inspiration urbaine de sa ville Casablanca et musique électronique. Othman El Kheloufi est à la fois scénographe, metteur en scène, chanteur et saxophoniste. Passionné depuis toujours de musique, de cultures et rythmes du monde, il est capable de jongler entre le Chaabi et le jazz comme de troquer son saxo pour un micro. En 2009, il rassemble autour de lui une bande d’artistes et de musiciens éclectiques pour créer Othman ElKheloufi Band.

Tarif : 30 DH.

 

 

Institut français de Casablanca

performance

 

 

 

 23 h – A World Full of Bass (Part. 2)

Line up : ODA SIMI, DEENA, DVSN.

 

Conçues en référence au premier collectif de musique électronique de Tunis conduit par ShInigami San, les 3 soirées « A World Full Of Bass » réunissent une partie de l’avant-garde électro tunisienne et marocaine. Pour ce 2° volet au Mano  : ODA SIMI (DJ, Maroc), DEENA (DJ, Tunisie), DVSN (DJ, Tunisie).

 

Jeune DJ marocaine, ODA SIMI, figure montante de la scène marocaine. est aujourd'hui connue pour ses sets techno énergiques et performatifs. Elle se produit aussi dans des clubs à l'étranger.

https://soundcloud.com/odasimiofficial

 

Performeuse, musicienne et DJ, DEENA est issue de la scène alternative tunisienne et membre du collectif Arabstazy. Elle propose une musique avant-gardiste particulièrement énergique et poursuit sa quête d’une musique club futuriste et arabe, jouant en Europe, en Tunisie et au Moyen Orient et sous plusieurs formats : Live sets, DJ sets, création radiophonique et ciné concerts.

https://soundcloud.com/deenaabdelwahed

http://deenaabdelwahed.com

 

Tarek Louati (aka DVSN) commence la musique électronique en autodidacte, sous différents projets… Fortement influencé par l’électronica, ses premières productions n’en témoignent pas moins d’un univers sonore singulier. Sous le nom de Krux, il contribue, aux côtés de Shinigami San (Zied Medded Hamrouni), à l’installation d’une culture bass music en Tunisie. Ses productions récentes embrassent toutes ses influences et ses démarches. En décembre 2014 il lance avec SKNDR (Skander Besbes) le label Infinite Tapes.

http://www.soundcloud.com/dvsnmusic

http://www.infinitetapes.com

 

MANO CLUB

performance

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